Le Bilan Alarmant du Climat : Les Révélations Choc de l’Indice des Risques Climatiques 2025

Le monde fait face à une nouvelle réalité climatique implacable. Les événements météorologiques extrêmes ne sont plus des anomalies lointaines, mais des menaces récurrentes qui redessinent nos économies, nos sociétés et nos écosystèmes à un rythme alarmant. Le rapport « Climate Risk Index (CRI) 2025 », publié par Germanwatch, vient souligner l’urgence de cette situation en dressant un bilan effarant des coûts humains et économiques de l’inaction face à la crise climatique.

Ce rapport, fruit du travail de Lina Adil, David Eckstein, Vera Künzel et Laura Schäfer, avec des contributions de nombreux experts, analyse les impacts des événements météorologiques extrêmes sur les pays du monde entier sur une période de 30 ans (1993-2022), avec un focus particulier sur l’année 2022. Le message est clair : la catastrophe climatique frappe la santé, creuse les inégalités, nuit au développement durable et ébranle les fondements de la paix.

Qu’est-ce que l’Indice des Risques Climatiques (CRI) ?

Le CRI est un indice rétrospectif qui analyse les effets des événements météorologiques extrêmes sur les pays. Il classe les nations en fonction de leurs pertes économiques et humaines, les pays les plus touchés étant les mieux classés. L’objectif est de visualiser comment ces événements ont affecté les pays deux ans avant la publication (ici, 2022) et au cours des 30 années précédentes (1993-2022). Les résultats sont un signal d’alarme pour les pays concernés, soulignant le potentiel continu d’intensification des dangers.

L’indice est construit à partir de données provenant de sources fiables comme la base de données internationale sur les catastrophes EM-DAT, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI). Il repose sur six indicateurs clés : les pertes économiques, les décès et le nombre de personnes affectées, mesurés à la fois en termes absolus et relatifs. Une importance particulière est accordée aux indicateurs relatifs, qui permettent de mieux saisir l’impact proportionnel sur les pays plus petits ou moins riches. Par exemple, une perte d’un milliard de dollars aura des conséquences économiques bien plus lourdes pour un pays pauvre que pour les États-Unis.

Le CRI couvre les événements hydrologiques (inondations, mouvements de masse), météorologiques (tempêtes, températures extrêmes comme les vagues de chaleur ou de froid) et climatologiques (feux de forêt, sécheresses, débâcles glaciaires). Il est important de noter que les processus à évolution lente (tels que l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans, la dégradation des terres) et les événements géologiques (tremblements de terre, tsunamis) ne sont pas inclus en raison des limites de disponibilité des données.

Pour compenser les lacunes en matière de données, particulièrement prononcées dans les pays du Sud (où les événements sont souvent sous-déclarés), le rapport utilise une correction basée sur l’Indice de Développement Humain (IDH). Cette correction permet de mieux représenter l’impact réel sur les pays dont les données sont moins complètes, en reconnaissant que la vulnérabilité est souvent plus élevée là où l’IDH est faible.

Principaux Résultats du CRI 2025 : Qui est le plus touché ?

Le rapport révèle une augmentation mondiale de l’intensité et de la gravité des événements météorologiques extrêmes.

Sur les trois dernières décennies (1993-2022), plus de 765 000 personnes sont décédées et près de 4 200 milliards de dollars (ajustés à l’inflation) de pertes directes ont été enregistrées à la suite de plus de 9 400 événements météorologiques extrêmes.

Le classement à long terme des pays les plus touchés est le suivant :

1. Dominique

2. Chine

3. Honduras

4. Myanmar

5. Italie

6. Inde

7. Grèce

8. Espagne

9. Vanuatu

10. Philippines

Ces pays peuvent être divisés en deux catégories : ceux fortement affectés par des événements extrêmes très inhabituels (comme la Dominique, le Honduras, le Myanmar, Vanuatu) et ceux subissant des événements extrêmes récurrents (comme la Chine, l’Inde, les Philippines). La science climatique montre clairement que le changement climatique augmente le risque pour les deux catégories, transformant des événements rares en menaces continues et créant une « nouvelle normalité ».

• La Dominique est en tête du classement en raison de ses pertes économiques relatives très élevées, notamment après l’Ouragan Maria en 2017, qui a causé des dommages équivalant à 270 % de son PIB.

• La Chine se classe deuxième avec des pertes absolues considérables (706 milliards de dollars) et un nombre élevé de personnes touchées par des inondations majeures, des typhons, des vagues de chaleur et des sécheresses.

• Le Honduras, un des pays les plus pauvres de l’hémisphère occidental, a été dévasté par l’Ouragan Mitch en 1998, qui a détruit 70 % de ses récoltes et infrastructures, causant plus de 14 000 morts et 7 milliards de dollars de dommagesvagues de chaleur (30 % des décès) et les inondations (27 % des décès, mais la moitié des personnes affectées et 32 % des pertes économiques).

Impacts en 2022 : L’Europe particulièrement touchée

L’année 2022 a été particulièrement révélateur, avec une forte proportion de pays à revenu élevé parmi les plus affectés. Les 10 pays les plus touchés en 2022 étaient :

1. Pakistan

2. Belize

3. Italie

4. Grèce

5. Espagne

6. Puerto Rico

7. États-Unis d’Amérique

8. Nigeria

9. Portugal

10. Bulgarie

Fait marquant : sept des dix pays les plus touchés en 2022 étaient des pays à revenu élevé. Cela indique que même si leurs capacités d’adaptation sont plus grandes, ces pays doivent également renforcer leur gestion des risques climatiques.

• Le Pakistan a été le pays le plus touché en 2022 en raison d’inondations dévastatrices, les pires de son histoire, qui ont affecté plus de 33 millions de personnes, causé plus de 1 700 décès et des dommages de près de 15 milliards de dollars. Le changement climatique a probablement augmenté de 50 % l’intensité de ces pluies de mousson extrêmes.

• Le Belize a subi des pertes économiques relatives exceptionnellement élevées (plus de 104 millions de dollars) et de nombreuses personnes affectées par l’Ouragan Lisa.

• Une vague de chaleur extraordinairement persistante a frappé une grande partie du continent européen, faisant de 2022 l’été le plus chaud jamais enregistré en Europe à l’époque. L’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Portugal et la Bulgarie ont particulièrement souffert :

    ◦ L’Italie a enregistré plus de 18 000 décès liés à la chaleur.

    ◦ L’Espagne a connu plus de 11 000 décès.

    ◦ La Grèce a déploré plus de 3 000 décès.

    ◦ Le Portugal a eu plus de 2 000 décès.

    ◦ La Bulgarie a estimé plus de 1 200 décès.

    ◦ L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde, à deux fois la moyenne mondiale.

• Les États-Unis ont été fortement touchés par l’Ouragan Ian, l’un des cyclones tropicaux les plus coûteux jamais enregistrés (104 milliards de dollars de dommages), ainsi que par une sécheresse et une vague de chaleur extrêmes.

• Le Nigeria a connu de graves inondations, avec plus de 600 décès et 3,2 millions de personnes affectées, ainsi qu’une sécheresse sévère.

En 2022, les vagues de chaleur ont été les plus meurtrières (83 % des décès), la sécheresse a affecté le plus grand nombre de personnes (59 %, soit 107 millions), et les tempêtes ont causé les plus grandes pertes économiques (62 %, soit 137,43 milliards de dollars).

L’Influence du Changement Climatique et la Science de l’Attribution

La science du climat et la science de l’attribution, considérablement améliorées, démontrent clairement que le changement climatique affecte l’intensité, la fréquence et la durée de nombreux événements extrêmes. Le rapport du GIEC indique avec une grande confiance que « le changement climatique causé par l’homme affecte déjà de nombreux extrêmes météorologiques et climatiques dans toutes les régions du globe ».

La science de l’attribution estime l’influence du changement climatique sur des événements spécifiques en comparant les données réelles avec un climat simulé sans facteurs tels que les émissions de gaz à effet de serre. Plus de 600 études sur plus de 750 événements ont été menées, et 74 % de ces événements ont été rendus plus probables ou plus sévères par le changement climatique.

Vagues de chaleur : Le changement climatique a rendu la vague de chaleur de 2022 en Europe au moins 10 fois plus probable, et celle en Inde et au Pakistan 30 fois plus probable. Les vagues de chaleur autrefois très rares sont désormais considérées comme inhabituelles.

Inondations : Les fortes pluies sont devenues plus fréquentes et intenses dans de nombreuses régions du monde en raison du changement climatique. L’élévation du niveau de la mer due à la hausse des températures mondiales aggrave également les inondations côtières.

Sécheresses : Le changement climatique d’origine humaine a contribué à l’augmentation des sécheresses agricoles et écologiques dans certaines régions.

Tempêtes et cyclones tropicaux : Des températures océaniques plus chaudes alimentent les cyclones tropicaux, intensifiant leur force et augmentant les précipitations. La proportion mondiale de cyclones tropicaux de catégories 3 à 5 et la fréquence des événements d’intensification rapide ont augmenté.

Feux de forêt : L’intensité et la fréquence des feux de forêt sont clairement liées au changement climatique, souvent exacerbées par des sécheresses et des vagues de chaleur préexistantes.

La qualité du CRI dépend grandement de la disponibilité et de la qualité des données, qui varient considérablement d’un pays à l’autre. Les pays du Sud sont particulièrement touchés par des lacunes importantes en matière de données, ce qui peut entraîner une sous-représentation de l’ampleur réelle des impacts.

Plusieurs facteurs contribuent à ces lacunes :

Distribution inégale des stations météorologiques : La plupart des stations sont situées dans les pays développés, laissant des lacunes importantes dans les pays les moins avancés (PMA) et les petits États insulaires en développement (PEID). L’Afrique, avec 1,2 milliard d’habitants, ne compte que 37 stations radar météorologiques, contre 636 pour les États-Unis et l’UE (1,1 milliard d’habitants).

Collecte et catalogage de données insuffisants : Dans les pays du Sud, les données sont souvent collectées par des ONG, sans connexion suffisante avec les services météorologiques nationaux, ce qui conduit à un manque de données consolidées et précises.

Différentes techniques de collecte de données : Les pays utilisent diverses méthodes, ce qui peut fausser les comparaisons.

Sous-représentation des régions dans la recherche : La recherche sur les impacts climatiques est principalement menée dans les pays du Nord, ce qui crée un biais et laisse d’énormes lacunes de connaissance sur l’attribution dans les pays du Sud, faute de bonnes données météorologiques et de modèles climatiques évalués.

La responsabilité de l’aggravation de la crise climatique incombe aux émissions de gaz à effet de serre (GES), qui continuent d’augmenter. Entre 2022 et 2023, les émissions mondiales ont augmenté de 1,3 %. Sans une ambition accrue, notamment dans les contributions déterminées au niveau national (NDC), le monde se dirige vers une augmentation de la température de 2,6 à 3,1°C d’ici 2100, loin de l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris. Il est dans l’intérêt des pays à revenu élevé et à fortes émissions d’intensifier leurs actions d’atténuation, car ils sont aussi fortement affectés.

Les Efforts pour Renforcer la Résilience

Les efforts pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) de 2015, en particulier l’ODD 13 (action climatique), sont insuffisants et progressent de manière inégale. Les nations pauvres et vulnérables, les plus touchées, sont loin derrière.

Le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) a montré des progrès dans certains domaines, comme la réduction de la mortalité liée aux catastrophes et l’amélioration des systèmes d’alerte précoce multirisques (MHEWS). Cependant, deux tiers de personnes supplémentaires ont été touchées par des catastrophes, les pertes économiques restent élevées et le soutien international pour les pays vulnérables du Sud est insuffisant.

Les Plans Nationaux d’Adaptation (PNA), visant à identifier les besoins d’adaptation et les stratégies correspondantes, sont de plus en plus nombreux. Cependant, leur mise en œuvre concrète reste largement insuffisante. Parmi les 10 pays les plus affectés en 2022, seul le Pakistan avait soumis un PNA (en 2023, après les inondations), et parmi les 10 pays les plus affectés sur 30 ans, seules les Philippines en avaient soumis un (en 2024).

L’Objectif Global sur l’Adaptation (GGA), établi par l’Accord de Paris, manque encore de stratégies concrètes pour un impact réel. Le Fonds d’Adaptation, qui fournit un financement précieux, est chroniquement sous-financé, avec des contributions en 2024 inférieures de moitié à son objectif annuel.

Les Perspectives Sombre du Financement de la Résilience

L’année 2024 a été décisive pour le financement climatique international. L’objectif annuel actuel de 100 milliards de dollars n’a été atteint qu’en 2022, avec deux ans de retard. De plus, seulement 32 % de ce financement public a été alloué à l’adaptation, loin de l’objectif de 50 % pour un équilibre équitable entre l’atténuation et l’adaptation. L’écart entre les besoins estimés pour l’adaptation (215 à 387 milliards de dollars annuels) et le financement réel est consternant (87 à 93 % des besoins ne sont pas financés). La majorité du financement prend la forme de prêts plutôt que de subventions, ce qui aggrave l’endettement des pays du Sud.

Le Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NCQG) pour l’après-2025, décidé lors de la COP29, vise à mobiliser au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays en développement. Ce chiffre est perçu comme une grande déception et un strict minimum par rapport aux besoins réels, estimés à plus de 1 300 milliards de dollars par an.

Le rapport souligne particulièrement l’échec d’inclure la question des pertes et dommages (L&D) dans le nouvel objectif de financement. Le Fonds de Réponse aux Pertes et Dommages (FRLD), bien que mentionné, est largement sous-financé (environ 750 millions de dollars de promesses, contre 290 à 580 milliards de dollars nécessaires annuellement d’ici 2030 pour les seuls pays en développement). Le rapport appelle à la mise en place d’instruments de financement innovants basés sur le principe du pollueur-payeur, notant que les entreprises de combustibles fossiles ont réalisé des profits colossaux.

Le Nexus Climat-Sécurité

Le changement climatique est un multiplicateur de menaces pour la paix et la sécurité. Il exacerbe les conflits, sape les moyens de subsistance, augmente les migrations forcées et met à l’épreuve la capacité des États à assurer la sécurité humaine. Les groupes marginalisés et dépendant de l’agriculture sont particulièrement vulnérables aux conflits dus aux sécheresses accrues. Le processus juridique historique de la Cour Internationale de Justice (CIJ) visant à clarifier les obligations légales des États en matière de changement climatique est une étape cruciale, notamment sous l’impulsion des PEID comme Vanuatu.

Un Appel à l’Action Incontournable

Les résultats du CRI 2025 sont un rappel brutal des coûts humains et économiques croissants de l’inaction climatique. Comme le souligne le rapport, aucun pays n’est à l’abri des conséquences, et même les pays à revenu élevé doivent améliorer leur gestion des risques.

Il est impératif d’intensifier les actions d’atténuation : arrêter les nouveaux projets de combustibles fossiles, supprimer les subventions aux énergies fossiles, tripler la capacité d’énergie renouvelable et doubler l’efficacité énergétique d’ici 2030. Parallèlement, un financement climatique adéquat, accessible et basé sur des subventions est essentiel pour les pays les plus vulnérables, en particulier pour l’adaptation et la gestion des pertes et dommages.

Le rapport conclut en soulignant que le chemin n’est pas sans espoir. Des stratégies efficaces d’adaptation et de gestion des risques ont déjà prouvé leur capacité à réduire les risques et les impacts, comme en témoignent des exemples au Bangladesh ou en Inde. La mise en place de systèmes d’alerte précoce est vitale. L’avenir dépendra de notre capacité collective à agir de manière ambitieuse et coordonnée pour bâtir un monde plus résilient face à la crise climatique

Avant 1900

Les bases de données sur les dommages liés aux phénomènes météorologiques extrêmes, telles qu’EM-DAT, ne signalent aucun impact significatif des vagues de chaleur en Afrique subsaharienne, malgré l’occurrence de plusieurs vagues de chaleur dans la région.

1900 – 1980

1900 : Simulation des conditions du niveau de la mer et du climat pour l’année, utilisée ultérieurement pour estimer l’influence du changement climatique sur l’ouragan Katrina en 2005.
1935 : Année de l’ouragan le plus meurtrier ayant frappé la Floride, avant l’ouragan Ian en 2022.
1970 : Environ 500 000 décès liés aux cyclones enregistrés au Bangladesh, avant l’amélioration des stratégies de gestion des risques.

1980 – 1992

Années 1980 : L’Europe commence à se réchauffer à deux fois la moyenne mondiale.
Années 1990 : La science de l’attribution des événements météorologiques extrêmes au changement climatique commence à émerger.

1993 – 2022 (Période de l’indice CRI à long terme)

1993 : Début de la période d’analyse de 30 ans pour le Climate Risk Index (CRI) 2025.
1993 : Inondations graves dans le nord de l’Inde.
1994 : Le typhon Fred frappe la Chine, causant des destructions importantes et des pertes en vies humaines.
1994 : La Chine est confrontée à de graves sécheresses qui réduisent les rendements des cultures et mettent à rude épreuve les ressources en eau.
1994 : Inondations du Piémont en Italie.
1998 : L’ouragan Mitch détruit environ 70 % des cultures et des infrastructures du Honduras, causant plus de 14 000 décès et 7 milliards de dollars de dommages.
1998 : Cyclones au Gujarat, en Inde.
1998 : Vague de chaleur inhabituellement intense en Inde, avec des températures atteignant 50°C.
1998 : Wildfires en Grèce.
1999 : Cyclone d’Odisha, en Inde.
1999 : Sécheresse dans le sud de l’Espagne.
2000 : L’ouragan Debby affecte la Dominique.
2000 : Inondations du Piémont en Italie.
2002 : Vague de chaleur en Inde, avec des températures atteignant 50°C.
2003 : Vagues de chaleur extrêmes en Italie, en Grèce et en Espagne, causant un nombre exceptionnellement élevé de décès.
2005 : L’ouragan Katrina frappe la côte sud-est des États-Unis, causant 1 800 décès et des destructions généralisées. Des études ultérieures estiment que le niveau des inondations aurait été de 15 à 60 % plus élevé en raison de l’élévation du niveau de la mer.
2006 : Le typhon Saomai frappe la Chine, causant de graves destructions et des pertes en vies humaines.
2007 : Wildfires en Grèce.
2007 : Les décès liés aux cyclones au Bangladesh tombent à 4 234, une réduction de plus de 100 fois par rapport à 1970 grâce à la prévention des risques et à l’adaptation.
2007 : Les implications sécuritaires du climat sont discutées pour la première fois au Conseil de sécurité de l’ONU par le Royaume-Uni.
2008 : L’ouragan Omar affecte la Dominique.
2008 : Le cyclone Nargis dévaste le Myanmar, tuant près de 140 000 personnes et causant 5,7 milliards de dollars de dommages. Il est responsable de plus de 95 % des dommages et décès sur trois décennies.
2008 : Création de l’Initiative climatique internationale (IKI).
2009 : Le typhon Ketsana frappe les Philippines.
2010 : Une vague de chaleur meurtrière à Ahmedabad, en Inde, conduit à la mise en œuvre d’un Plan d’action pour la chaleur.
2012 : Superstorm Sandy frappe les Caraïbes et l’est des États-Unis.
2012 : Le typhon Bopha frappe les Philippines.
2013 : Inondations de l’Uttarakhand, en Inde.
2013 : Le typhon Haiyan (Yolanda) frappe les Philippines, tuant plus de 7 000 personnes et causant 13 milliards de dollars de dommages. C’est le typhon le plus fort jamais enregistré aux Philippines et l’un des plus puissants au monde.
2014 : Cyclones Hudhud et Amphan, en Inde.
2015 : Vague de chaleur en Inde, avec des températures atteignant 50°C.
2015 : Le cyclone Pam dévaste le Vanuatu, détruisant la plupart des cultures vivrières et affectant plus des deux tiers de la population, avec des dommages s’élevant à 580 millions de dollars (60 % du PIB).
2015 : Adoption des Objectifs de Développement Durable (ODD).
2015 : Adoption du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030).
2015 : L’Accord de Paris est conclu, établissant l’objectif mondial d’adaptation (GGA) et un nouvel objectif collectif quantifié sur le financement climatique (NCQG) pour l’après-2025.
2015 : Le fossé entre le score moyen de l’indice ODD mondial et celui des pays pauvres et des petits États insulaires en développement (PEID) s’élargit par rapport à 2023.
2016 : Inondations majeures le long du fleuve Yangtze en Chine.
2017 : L’ouragan Maria frappe la Dominique, causant 1,8 milliard de dollars de dommages (270 % du PIB).
2017 : L’ouragan Maria frappe Porto Rico, causant les pires inondations depuis l’événement de 2022.
2017 : Saison des feux de forêt d’une intensité inhabituelle au Canada.
2018 : Le typhon Mangkhut frappe les Philippines.
2018 : Le Groupe des Amis du climat et de la sécurité est fondé à l’initiative de Nauru et de l’Allemagne.
2019 : L’ouragan Dorian affecte la Dominique.
2019 : Inondations importantes dans le sud-est de l’Espagne.
2019 : Inondations graves en Inde.
2019 : Wildfires dans le sud-ouest de la Chine au printemps.
2019/2020 : Feux de brousse dévastateurs en Australie.
2020 : Le typhon Goni frappe les Philippines.
Octobre 2020 : Début d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique.
Juillet 2021 : Inondations dans l’ouest de l’Allemagne, autour de la rivière Ahr, entraînant 134 décès et 766 blessés, et révélant des défaillances du système d’alerte précoce.
2022 : L’Europe connaît son été le plus chaud jamais enregistré, entraînant une sécheresse généralisée et des feux de forêt.
2022 : Vague de chaleur inhabituellement persistante affecte l’Italie (3ème), la Grèce (4ème), l’Espagne (5ème), le Portugal (9ème) et la Bulgarie (10ème).
2022 : Le monde atteint pour la première fois l’objectif annuel de 100 milliards de dollars de financement climatique.
2022 : L’ensemble de l’Afrique subsaharienne n’enregistre aucun impact significatif de vague de chaleur dans la base de données EM-DAT.
Mars-Mai 2022 : Vague de chaleur intense au Pakistan, en Inde et au Bangladesh, atteignant 49,5°C à Nawabshah. Le changement climatique a rendu cette vague de chaleur 30 fois plus probable.
28 juin 2022 : La température à Rome atteint 40,8°C, un record à l’époque.
Juillet 2022 : L’Italie déclare l’état d’urgence dans cinq régions du nord en réponse à une grave sécheresse dans la vallée du Pô, la pire en 70 ans.
Juillet 2022 : Wildfires en Grèce affectant 55 000 personnes.
Juillet-Septembre 2022 : Inondations dévastatrices au Pakistan, les pires de l’histoire du pays, affectant plus de 33 millions de personnes, causant plus de 1 700 décès et des dommages de près de 15 milliards de dollars. Elles sont considérées comme l’un des désastres les plus coûteux de l’histoire.
Juillet-Octobre 2022 : De graves inondations frappent le Nigeria, causant plus de 600 décès et affectant plus de 3,2 millions de personnes.
25 août 2022 : L’état d’urgence national est déclaré au Pakistan en raison des inondations.
Septembre 2022 : L’ouragan Fiona frappe Porto Rico, causant les pires inondations depuis l’ouragan Maria en 2017, entraînant une panne d’électricité générale et des dommages de 2,6 milliards de dollars.
Septembre 2022 : L’ouragan Ian frappe les États-Unis, causant des dommages étendus en Floride et dans les Carolines, tuant près de 150 personnes en Floride et devenant le troisième cyclone tropical le plus coûteux jamais enregistré dans le monde (104 milliards de dollars).
1er septembre 2022 : 53°C enregistrés dans la Vallée de la Mort, marquant le jour de septembre le plus chaud de l’histoire du monde.
Octobre 2022 : La Banque Mondiale estime que la reconstruction après les inondations au Pakistan coûterait plus de 16 milliards de dollars.
2 novembre 2022 : L’ouragan Lisa (catégorie 1) frappe le Belize, causant des inondations destructrices et des dommages économiques de plus de 104 millions de dollars.
Novembre 2022 : L’ouragan Nicole frappe la même région que l’ouragan Ian aux États-Unis six semaines plus tard, causant des pannes d’électricité et des dommages de 1 milliard de dollars.
Fin 2022 : La tempête hivernale Elliot frappe les États-Unis, causant des baisses de température record et la mort de près de 100 personnes.
2022 : Fin de la période d’analyse du CRI 2025 pour l’indice à long terme et année de référence pour l’indice à court terme.

2023

2023 : Année la plus chaude jamais enregistrée au niveau mondial, avec des températures mondiales proches de la limite de 1,5°C.
2023 : 26,4 millions de personnes supplémentaires déplacées à l’intérieur de leur propre pays en raison de catastrophes dans le monde.
2023 : Le Pakistan soumet un Plan National d’Adaptation (PNA) à la CCNUCC.
2023 : Le financement humanitaire diminue pour la première fois depuis 2010.
2023 : Les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmentent de 1,3 % par rapport à 2022.
2023 : Les pays développés fournissent et mobilisent 115,9 milliards de dollars de financement climatique pour les pays en développement.
COP28 (2023) : Des engagements sont pris envers le Fonds pour la Réponse aux Pertes et Dommages (FRLD), totalisant environ 750 millions de dollars.

2024

2024 : L’année la plus chaude jamais enregistrée au niveau mondial et la première année complète avec une température moyenne supérieure à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
2024 : Le 22 juillet 2024, la Terre enregistre son jour le plus chaud.
2024 : Des températures de surface de la mer mondiales sans précédent sont enregistrées en février.
2024 : Wildfires consomment 22 millions d’hectares dans l’Amazonie, presque la taille du Royaume-Uni.
2024 : Inondations torrentielles et inondations au Brésil, déplaçant plus de 580 000 personnes.
2024 : Vagues de chaleur meurtrières balaient l’Asie, la Méditerranée et le Mexique.
Septembre 2024 : Des pluies meurtrières frappent l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, causant des décès et déplaçant des centaines de milliers de personnes.
2024 : Les ouragans Helene et Milton, alimentés par des températures record du golfe du Mexique, tuent des centaines de personnes aux États-Unis.
Octobre 2024 : Des averses intenses provoquent des inondations soudaines dans l’est de l’Espagne, tuant plus de 200 personnes.
Octobre 2024 : La science de l’attribution attribue le changement climatique comme un facteur clé des impacts catastrophiques de l’ouragan Helene aux États-Unis.
Fin 2024 : Un processus majeur de litige climatique commence, la Cour internationale de Justice (CIJ) devant rendre un avis consultatif sur les obligations légales des États en matière de changement climatique.
Novembre 2024 : 62 pays ont formulé et soumis un Plan National d’Adaptation (PNA) au secrétariat de la CCNUCC.
COP29 (Baku, Azerbaïdjan) : Le Nouvel Objectif Collectif Quantifié sur le Financement Climatique (NCQG) pour l’après-2025 est convenu, visant à mobiliser ≥300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays en développement. Le manque d’ambition et l’absence d’inclusion des pertes et dommages dans l’objectif sont critiqués.

2025 et au-delà

2025 : Publication du « Climate Risk Index 2025 ».
2025 : L’avis consultatif de la CIJ sur les obligations légales des États en matière de changement climatique est attendu.
2025 : Le Fonds pour la Réponse aux Pertes et Dommages (FRLD) devrait être prêt pour le décaissement.
2025 (COP30 au Brésil) : Le Brésil doit accueillir la COP30. Le rapport de la feuille de route de Bakou à Belém doit être approuvé pour augmenter la mobilisation du financement.
SB62 (Bonn, 2025) : La troisième revue du Mécanisme International de Varsovie pour les Pertes et Dommages sera discutée.
2030 : Les projections estiment les besoins en financement des pertes et dommages à 290-580 milliards de dollars par an.
2030 : Les Objectifs de Développement Durable (ODD) ne seront pas atteints.
2030 : Nécessité de doubler l’efficacité énergétique et de tripler la capacité d’énergie renouvelable.
2035 : L’objectif du NCQG est de mobiliser ≥300 milliards de dollars par an pour le financement climatique.
2035 : La feuille de route de Bakou à Belém vise à augmenter la mobilisation du financement à 1,3 trillion de dollars par an.
2040 : Les projections estiment les besoins en financement des pertes et dommages à 551-1 016 milliards de dollars par an.
2050 : Le changement climatique pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 38 trillions de dollars par an.
2050 : Les projections estiment les besoins en financement des pertes et dommages à 1 132-1 741 milliards de dollars par an.
2100 : Sans une ambition accrue, le monde se dirige vers une augmentation de la température de 2,6 à 3,1°C

Distribution des événements sur 1993-2022 :

Drought (Sécheresse) : 25 026 décès, 1,87 milliard de personnes affectées, 0,273 trillion USD de pertes économiques.
Flood (Inondation) : 205 000 décès, 2,91 milliards de personnes affectées, 1,33 trillion USD de pertes économiques.
Heat wave (Vague de chaleur) : 225 600 décès, 0,005 milliard de personnes affectées, 0,032 trillion USD de pertes économiques.
Storm (Tempête) : 264 000 décès, 0,97 milliard de personnes affectées, 2,33 trillions USD de pertes économiques.
Wildfire (Feu de forêt) : 363 décès, 0,018 milliard de personnes affectées, 0,163 trillion USD de pertes économiques.
Other (Autres) : 43 248 décès, 0,105 milliard de personnes affectées, 0,065 trillion USD de pertes économiques.

Distribution des événements pour 2022 :

Drought (Sécheresse) : 2 601 décès, 107,35 millions de personnes affectées, 35,65 milliards USD de pertes économiques.
Flood (Inondation) : 8 050 décès, 57,55 millions de personnes affectées, 46,78 milliards USD de pertes économiques.
Heat wave (Vague de chaleur) : 61 782 décès, 0,029 million de personnes affectées, 0 USD de pertes économiques (pas de données disponibles).
Storm (Tempête) : 1 605 décès, 16,98 millions de personnes affectées, 137,43 milliards USD de pertes économiques.
Wildfire (Feu de forêt) : 76 décès, 0,245 million de personnes affectées, 1,12 milliard USD de pertes économiques.
Other (Autres) : 418 décès, 0,148 million de personnes affectées, 0 USD de pertes économiques (pas de données disponibles).

Principaux pays affectés (1993–2022) :

Dominique
Chine
Honduras
Myanmar
Italie
Inde
Grèce
Espagne
Vanuatu
Philippines

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